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Duos 1.1 - Arielle et Emmanuel von MacFred, Stéphanie (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 17.12.2012
  • Verlag: Editions Michel Quintin
eBook (ePUB)
9,99 €
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Duos 1.1 - Arielle et Emmanuel

C'est une vie par procuration, que celle d'Arielle, une vie où elle endosse les personnalités et éprouve les émois de ses héros, ceux qu'elle côtoie dans les films, mais surtout dans les livres dont elle est boulimique. Alors qu'elle termine son examen final de maths de cinquième secondaire, un garçon attire son attention. Mais qui est-il donc? Pâle aux yeux noirs, cet Emmanuel semble tout droit sorti du livre de vampires qu'elle dévore en ce moment. Et voilà qu'il lui fait perdre sa page, qu'il la dérange. Sans qu'elle puisse s'expliquer pourquoi, lorsqu'il la regarde, il la prive de tous ses moyens. Un après-midi sur la plage, un bal des finissants tout empreint de magie, une nuit sur un voilier, et les voilà qui entreprennent ensemble la plus merveilleuse des aventures...

Originaire de Québec, Stéphanie MacFred vit aujourd'hui à St-Alexis-de-Montcalm. Détentrice d'un BAC en éducation, Stéphanie s'adonne à l'enseignement pendant près de 4 ans. Très près des jeunes et de leur réalité, elle choisit ensuite de faire de la suppléance et de consacrer le plus clair de son temps à écrire pour eux. Elle signe, Duos, une série de romans pour adolescents. Amitié, séduction, jalousie, premier amour, insécurité... sont là quelques-uns des thèmes abordés dans cet univers contemporain où les ados se reconnaîtront facilement.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: watermark
    Seitenzahl: 368
    Erscheinungsdatum: 17.12.2012
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9782894358177
    Verlag: Editions Michel Quintin
    Größe: 1258kBytes
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Duos 1.1 - Arielle et Emmanuel

2
Cendrillon, la danseuse hawaïenne et le vampire

Il est cinq heures du matin, le lendemain. Mes yeux sont grands ouverts. Je n'arriverai plus à dormir. Cependant, il est beaucoup trop tôt pour quitter la maison et sortir la Jeep. La porte du garage déclenche toujours une avalanche de sons inusités et métalliques qui ne manquent jamais de réveiller toute la maisonnée. Mieux vaut trouver quelque chose pour faire passer le temps. J'opte pour mon maillot californien et me dirige vers la piscine avec ma serviette moelleuse et mon livre noir à la main. Zéro garçon immature en vue.

Flotter sur l'eau au lever du soleil, c'est comme voler, je suppose. Ma mère m'a fait voir un film qu'elle a adoré quand elle était petite. Il y avait une fille, Grenouille 9 , qui faisait une sorte de méditation pour prendre l'énergie du soleil. Ce passage m'a impressionnée. Je sais que je vis vraiment par procuration, mais je jure que ça me fait du bien. Je regarde le ciel rose et bleu et joue les panneaux solaires.

J'ai examen de français aujourd'hui. Compréhension de texte. C'est ce qu'il y a de plus facile pour moi, j'ai tendance à tomber dans l'histoire, le texte, littéralement. Même que les questions sont toujours un peu simplistes à mon goût.

Je respire bien comme il faut, selon les techniques que ma mère m'a apprises. La porte-fenêtre de la maison s'ouvre presque sans bruit pour quelqu'un qui n'a pas l'oreille. Mon papa sort sur la grande terrasse de bois avec sa tasse de café fumant.

- Hé, mon papa !

- Comment ça va ce matin, ma petite sirène ?

J'aime tellement mon père, Alex ! Il est presque un dieu pour moi. Je ne crois pas que j'ai réglé mon fameux complexe d' dipe encore et je ne sais pas si je vais vraiment faire les efforts pour m'en sortir, de toute façon. Je l'aime, mais attention, je ne suis pas amoureuse de lui comme d'un garçon de mon âge. Ou comme d'Edward.

Moi : Tu as de la classe ce matin, avec ta chemise, tes boutons de manchette, ton pantalon de lin, ta tasse de café et... nu-pieds ?

- Hé, je ne pars pas avant vingt minutes et j'ai vu ma merveilleuse fille dans la piscine. Je couvrirai décemment mes pieds seulement avant de partir. D'accord ?

- Oh ! Moi, je suis comme maman, je pourrais faire ma vie nu-pieds, sauf l'hiver, évidemment.

- Je sais. En parlant de maman, elle était très inquiète, hier. Elle n'a pas voulu te réveiller, mais ce n'est pas trop ton genre de dormir de trois heures de l'après-midi jusqu'à cinq heures du matin.

- Hum ! Je peux te dire un secret, papa ?

Soulèvement d'un sourcil et sourire par-dessus la tasse de café.

- La nuit dernière... en fait, la vraie nuit dernière, pas celle qu'on vient de passer, l'autre...

- Hum ! Je vois.

- J'ai plutôt lu mon livre au lieu de dormir.

Nouveau sourire.

- Tu ne tiens pas des voisins, ma fille.

- Tu ne vas pas me dénoncer à Hydro-Québec, ou me chicaner, ou me dire que je suis écoénergétiquement déraisonnable ?

Alex, dans un éclat de rire : Non ! Je suis assez bien placé chez Hydro pour te jurer que ce n'est pas un cas de poursuite, et tu es une jeune femme superbe, belle, facile à vivre, généreuse, compréhensive... Bref, le rêve de tous les parents. Je ne vais pas t'empêcher de passer tes nuits avec un gars comme Edward.

Sourire futé en attente de ma réaction.

- Tu connais Edward ?

- Oui ! Et j'ai bien vu que ta mère avait un petit... quelque chose pour lui.

- Maman ?

- Je ne peux rien f 2
Cendrillon, la danseuse hawaïenne et le vampire

Il est cinq heures du matin, le lendemain. Mes yeux sont grands ouverts. Je n'arriverai plus à dormir. Cependant, il est beaucoup trop tôt pour quitter la maison et sortir la Jeep. La porte du garage déclenche toujours une avalanche de sons inusités et métalliques qui ne manquent jamais de réveiller toute la maisonnée. Mieux vaut trouver quelque chose pour faire passer le temps. J'opte pour mon maillot californien et me dirige vers la piscine avec ma serviette moelleuse et mon livre noir à la main. Zéro garçon immature en vue.

Flotter sur l'eau au lever du soleil, c'est comme voler, je suppose. Ma mère m'a fait voir un film qu'elle a adoré quand elle était petite. Il y avait une fille, Grenouille 9 , qui faisait une sorte de méditation pour prendre l'énergie du soleil. Ce passage m'a impressionnée. Je sais que je vis vraiment par procuration, mais je jure que ça me fait du bien. Je regarde le ciel rose et bleu et joue les panneaux solaires.

J'ai examen de français aujourd'hui. Compréhension de texte. C'est ce qu'il y a de plus facile pour moi, j'ai tendance à tomber dans l'histoire, le texte, littéralement. Même que les questions sont toujours un peu simplistes à mon goût.

Je respire bien comme il faut, selon les techniques que ma mère m'a apprises. La porte-fenêtre de la maison s'ouvre presque sans bruit pour quelqu'un qui n'a pas l'oreille. Mon papa sort sur la grande terrasse de bois avec sa tasse de café fumant.

- Hé, mon papa !

- Comment ça va ce matin, ma petite sirène ?

J'aime tellement mon père, Alex ! Il est presque un dieu pour moi. Je ne crois pas que j'ai réglé mon fameux complexe d' dipe encore et je ne sais pas si je vais vraiment faire les efforts pour m'en sortir, de toute façon. Je l'aime, mais attention, je ne suis pas amoureuse de lui comme d'un garçon de mon âge. Ou comme d'Edward.

Moi : Tu as de la classe ce matin, avec ta chemise, tes boutons de manchette, ton pantalon de lin, ta tasse de café et... nu-pieds ?

- Hé, je ne pars pas avant vingt minutes et j'ai vu ma merveilleuse fille dans la piscine. Je couvrirai décemment mes pieds seulement avant de partir. D'accord ?

- Oh ! Moi, je suis comme maman, je pourrais faire ma vie nu-pieds, sauf l'hiver, évidemment.

- Je sais. En parlant de maman, elle était très inquiète, hier. Elle n'a pas voulu te réveiller, mais ce n'est pas trop ton genre de dormir de trois heures de l'après-midi jusqu'à cinq heures du matin.

- Hum ! Je peux te dire un secret, papa ?

Soulèvement d'un sourcil et sourire par-dessus la tasse de café.

- La nuit dernière... en fait, la vraie nuit dernière, pas celle qu'on vient de passer, l'autre...

- Hum ! Je vois.

- J'ai plutôt lu mon livre au lieu de dormir.

Nouveau sourire.

- Tu ne tiens pas des voisins, ma fille.

- Tu ne vas pas me dénoncer à Hydro-Québec, ou me chicaner, ou me dire que je suis écoénergétiquement déraisonnable ?

Alex, dans un éclat de rire : Non ! Je suis assez bien placé chez Hydro pour te jurer que ce n'est pas un cas de poursuite, et tu es une jeune femme superbe, belle, facile à vivre, généreuse, compréhensive... Bref, le rêve de tous les parents. Je ne vais pas t'empêcher de passer tes nuits avec un gars comme Edward.

Sourire futé en attente de ma réaction.

- Tu connais Edward ?

- Oui ! Et j'ai bien vu que ta mère avait un petit... quelque chose pour lui.

- Maman ?

- Je ne peux rien f

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