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C'était écrit von Collins, Wilkie (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 29.06.2015
  • Verlag: Booklassic
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C'était écrit

Iris Henley est brouillée avec son pere : Celui-ci souhaite la voir épouser Hugues Montjoie, profondément épris d'Iris. Mais Iris aime un autre homme, Lord Harry. Malheureusement, la vie dissolue de celui-ci rend le mariage impossible, et elle a renoncé a le voir. Mais les circonstances de la vie vont faire que les chemins d'Iris et de Lord Harry vont a nouveau se croiser, alors que celui-ci est pourchassé par une association d'Irlandais qui rejettent l'occupation anglaise. Lord Harry, marginalisé, a court d'argent, va entraîner Iris dans ses turpitudes...

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: none
    Seitenzahl: 182
    Erscheinungsdatum: 29.06.2015
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9789635259434
    Verlag: Booklassic
    Größe: 657kBytes
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C'était écrit

Chapitre 2


Se conformant ponctuellement aux instructions de son patron, Denis consulte le troisième volume de l'importante histoire de Gibbon et trouve effectivement entre les pages 78 et 79, une feuille de papier de fabrication raffinée, perforée d'une quantité de petits trous de différentes dimensions. S'étant emparé subrepticement de ce curieux document, Denis se mit à réfléchir. Un morceau de papier percé d'une façon inintelligible, était en lui-même chose suspecte. Or, en Irlande, avant la suppression de la ligue agraire, qu'est-ce que ce fait devait suggérer à un esprit investigateur, sinon l'idée de la police ?

Avant de rentrer chez son patron, Denis alla voir l'un de ses vieux amis, journaliste de profession, homme d'expérience et de grande érudition. Il le pria d'examiner le singulier morceau de papier et de découvrir avec quel instrument on l'avait pu perforer de la sorte. Ce lettré se montra digne, en tout point, de la confiance qu'on lui témoignait, si bien qu'en quittant les bureaux du journal, Denis, bien et dûment éclairé, était prêt à fournir des informations à sir Giles. Poussant un soupir de soulagement, il s'écria d'une façon irrévérencieuse : maintenant, je le tiens !

Le banquier, ébaubi, tournait la tête de droite à gauche, les yeux fixés tantôt sur le maître clerc, tantôt sur le morceau de papier. Soudain, il dit :

" Ma foi, je n'y comprends rien, et vous ? "

Denis, tout en conservant un air humble, demanda la permission de considérer un instant le document. Peu après, il prononça ces mots :

" Attendez encore un ou deux jours et le mystère sera probablement éclairci. "

Le lendemain, aucun fait ne se produisit, mais le surlendemain, une seconde lettre vint mettre la patience, déjà très ébranlée de sir Giles Montjoie, à une épreuve nouvelle.

L'enveloppe même présentait une énigme. Le timbre portait : Ardoon. Autrement dit, le correspondant, ou son complice, s'était servi du facteur comme d'un commissionnaire, attendu que le bureau de poste n'était distant que d'une minute de marche de la maison de banque.

Cette fois, les caractères illisibles semblaient tracés par la main d'un fou. Les mots mutilés d'une façon barbare et les phrases incohérentes n'avaient ni queue ni tête. Vaincu par la force des circonstances, sir Giles fit enfin à son clerc l'honneur de ses confidences.

" Commençons par le commencement, dit-il. Voilà la lettre que vous avez vue sur mon lit, quand je vous ai mandé pour la première fois. Je l'ai trouvée sur ma table à mon réveil, et j'ignore qui l'y a mise. Veuillez en prendre connaissance. "

Denis lut ce qui suit :

" Sir Giles Montjoie, j'ai à vous faire une communication qui intéresse au plus haut degré l'un des membres de votre famille ; mais avant de rien révéler, il me faut une garantie de votre bonne foi. En conséquence, je vous prie de remplir les conditions suivantes et cela au plus vite. Je n'ose vous donner ni mon adresse, ni signer mon nom, car la moindre imprudence de ma part pourrait avoir des conséquences fatales pour l'ami dévoué qui écrit ces lignes. Si vous dédaignez de prendre cet avis en considération, vous le regretterez toute votre vie. "

Inutile de rappeler les conditions auxquelles la lettre faisait allusion ; elles avaient été remplies le jour de la découverte de l'objet cité plus haut. Primo : le tesson derrière la borne milliaire ; secondo : la feuille perforée entre les pages de l'histoire de Gibbon !

Sir Giles, un nuage au front, avait déjà conclu qu'il s'agissait d'un complot contre sa vie et peut-être aussi contre sa caisse. Le maître clerc en homme avisé, désignant du doigt le papier perforé et le grimoire illisible reçu le matin, s'écria :

" Ah&

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