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Je dis non von Collins, Wilkie (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 29.06.2015
  • Verlag: Booklassic
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Je dis non

En 1881, la jeune Emily Brown et sa meilleure amie Cecilia Wyvil sont pensionnaires dans une école pour jeunes filles. Peu avant les vacances estivales, Emily, apprend qu'une jeune professeur est renvoyée. Avant de partir, cette jeune femme confie a Emily, qui est orpheline, qu'elle a connu son pere mais se refuse a lui en dire beaucoup plus. Quelques temps apres, grâce a Cecilia, Emily a quitté la pension et trouvé un travail de secrétaire chez sir Jarvis Redwood. Malheureusement, Emily doit rapidement se rendre a Londres, sa tante est gravement malade. Et la, elle découvre qu'on lui cache quelque chose sur lé déces de son pere. Décidée, obstinée, Emily fera tout pour découvrir les véritables causes de cette mort.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: none
    Seitenzahl: 195
    Erscheinungsdatum: 29.06.2015
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9789635259458
    Verlag: Booklassic
    Größe: 673 kBytes
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Je dis non

Chapitre 1 LE SOUPER CLANDESTIN

En dehors du dortoir, la nuit était paisible et sombre.

Une petite pluie tombait dans le jardin, trop doucement pour qu'on pût l'entendre ; grâce à l'absence de vent, pas une feuille ne bougeait ; le chien de garde s'était endormi, les chats étaient rentrés ; pas un souffle ne troublait le silence de la terre sous un ciel couleur de suie.

À l'intérieur du dortoir, la nuit n'était pas moins noire et moins paisible.

Miss Ladd connaissait trop bien ses devoirs de maîtresse de pension pour tolérer une lumière nocturne ; par conséquent, les élèves, fidèles observatrices de la règle, devaient être profondément endormies. De temps en temps pourtant, le calme absolu était légèrement troublé par l'une ou l'autre des jeunes filles se retournant sur son lit. C'était le seul bruit perceptible, puisqu'on ne saisissait même pas celui de la respiration des dormeuses.

Le premier son qui vint rappeler la vie et son animation fut purement machinal : c'était une horloge qui le causait. Venant des basses régions du logis, l'organe du père Temps déclara que, dans une heure, il serait minuit.

Une douce voix s'éleva languissamment du côté de la porte.

" Émily ! disait-elle, il est onze heures. "

Il n'y eut pas de réponse. Au bout de quelques instants, la voix languissante reprit sur un ton plus haut :

" Émily ! "

Une jeune fille, dont le lit était au fond du dortoir, soupira sous la pesante chaleur de la nuit, et dit ensuite :

" Est-ce vous, Cécilia ?

- Oui.

- Que voulez-vous ?

- Je commence à avoir faim, Émily. Est-ce que la nouvelle ne dort pas encore ? "

La nouvelle se chargea de répondre avec autant de promptitude que d'aigreur :

" Non, elle ne dort pas. "

Ayant un but particulier en perspective, les cinq vierges sages de la première classe de miss Ladd se tenaient éveillées depuis une heure, dans l'espoir que l'étrangère finirait par s'endormir, et voilà à quel résultat cette veille aboutissait ! Le bruit d'un fou rire courut tout autour de la pièce, tandis que la nouvelle pensionnaire, mortifiée et blessée, exprimait nettement sa façon de penser à ce sujet.

" Vous me traitez indignement ! Vous vous méfiez de moi parce que je suis étrangère !

- Dites que nous ne vous connaissons pas, et vous serez plus près de la vérité, dit Émily, prenant la parole au nom de ses camarades.

- Comment pourriez-vous me connaître, puisque je ne suis arrivée que d'hier soir ? Je vous ai déjà dit que je m'appelle Francine de Sor. Maintenant, si vous voulez le savoir, j'ai dix-neuf ans et je viens des Indes occidentales. "

Ce fut encore Émily qui se chargea d'interpréter les sentiments de l'assistance.

" Mais pourquoi êtes-vous venue ici ? demanda-t-elle. Qui a jamais entendu parler d'une jeune fille entrant en pension juste au moment où commencent les vacances ? Vous avez dix-neuf ans, dites-vous ? Je suis d'un an plus jeune que vous et mon éducation est finie. Il y a parmi nous une autre pensionnaire d'un an plus jeune que moi et dont l'éducation est également terminée. Que vous reste-t-il encore à apprendre, à votre âge ?

- Tout ! s'écria l'originaire des Indes occidentales en fondant en larmes. Je ne suis qu'une pauvre créature ignorante ; votre éducation aurait dû vous enseigner à me plaindre au lieu de vous moquer de moi. Je vous déteste ! C'est indigne ! indigne ! "

Quelques jeunes filles se mirent de nouveau à rire ; une autre, celle qui avait parlé la première, prit le parti de Francine.

" Ne faites pas attention à leurs rires, miss de Sor ; oui, c'est v

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