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L'Hôtel Hanté von Collins, Wilkie (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 29.06.2015
  • Verlag: Booklassic
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L'Hôtel Hanté

Le précurseur de la "detective novel", le "Gaboriau anglais", les qualificatifs ne manquent pas pour qualifier le premier grand auteur de romans policiers anglais, des années avant Arthur Conan Doyle et son SHerlock Holmes. Apres un mariage scandaleux, Lord Montbarry décede en voyage de noces dans un hôtel a Venise. Malgré les circonstances troubles ,une enquete diligentée par les assurances ne trouve rien de suspect... Mais alors, pourquoi la veuve Montbarry semble sombrer dans la folie, comme sous le poids d'un secret terrible ?...

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: none
    Seitenzahl: 106
    Erscheinungsdatum: 29.06.2015
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9789635259441
    Verlag: Booklassic
    Größe: 493 kBytes
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L'Hôtel Hanté

Chapitre 2



" Je suis veuve, monsieur, c'est un fait : je vais me remarier, c'est encore un fait ".

Elle s'arrêta et sourit à quelque pensée qui lui traversa l'esprit. Ce sourire fit mauvaise impression sur le docteur Wybrow : il avait quelque chose de triste et de cruel à la fois, il se dessina lentement sur ses lèvres et disparut soudain.

Le docteur se demanda s'il avait bien fait de céder à son premier mouvement. Il songea avec un certain regret à ses malades qui l'attendaient.

La dame continua :

" Mon prochain mariage, dit-elle, se rattache à une circonstance assez délicate. Le gentleman dont je dois être la femme était engagé à une autre personne, quand le hasard fit qu'il me rencontra à l'étranger. Cette personne, faites bien attention, est de sa famille. C'est sa cousine. Je lui ai innocemment volé son fiancé, j'ai détruit toutes les espérances de sa vie. Innocemment, dis-je, parce qu'il ne m'a révélé son engagement antérieur qu'après que je lui ai eu moi-même accordé ma main. Quand nous nous revîmes en Angleterre, et quand il craignit sans doute que l'affaire ne vînt à ma connaissance, il m'avoua la vérité. Naturellement je fus indignée. Il avait une excuse toute prête : il me montra une lettre de sa cousine lui rendant sa parole. Je n'ai jamais rien lu de plus noble, d'un esprit plus élevé. J'en pleurai, moi, qui n'ai pas trouvé de larmes à verser sur mes propres douleurs ! Si la lettre lui avait laissé l'espoir d'être pardonné, j'aurais positivement refusé de l'épouser. Mais la fermeté de cette lettre sans colère, sans un mot de reproche, faisant au contraire des souhaits pour son bonheur, la fermeté dont elle était empreinte ne pouvait lui laisser d'espoir. Il me supplia d'avoir pitié de lui, de ne pas oublier son amour pour moi. Vous savez ce que sont les femmes. Moi aussi j'eus le coeur tendre, je donnai mon consentement, et dans huit jours - je tremble quand j'y songe - nous serons mariés. "

Elle tremblait réellement ; elle fut obligée de s'arrêter quelques instants avant de reprendre. Le docteur, attendant toujours la révélation de quelque fait important, commençait à craindre d'avoir à subir un long récit.

" Pardonnez-moi, madame, dit-il, de vous rappeler que j'ai des personnes souffrantes qui attendent ma visite ; plus vite vous arriverez au but, mieux cela vaudra pour mes malades et pour moi ".

L'étrange sourire si triste et si froid reparut sur les lèvres de l'inconnue :

" Rien de ce que je dis n'est inutile, vous le verrez vous-même dans un moment. "

Elle continua en ces termes :

" Hier, - ne craignez pas une longue histoire, monsieur, - hier même, je venais de prendre part à un de vos lunch anglais, lorsqu'une dame qui m'était tout à fait inconnue arriva. Elle était en retard : nous avions déjà quitté la table, nous étions dans le salon. Elle prit par hasard une chaise à côté de la mienne ; on nous présenta l'une à l'autre. Je connaissais son nom, elle connaissait aussi le mien. C'était la femme à laquelle j'avais volé son fiancé, la femme qui avait écrit la lettre dont je vous ai parlé. Écoutez, maintenant ! vous vous êtes montré impatient parce que je ne vous ai pas intéressé jusqu'à présent ; si je vous ai donné quelques détails, c'était pour vous prouver que je n'ai jamais eu contre cette dame le moindre sentiment d'hostilité. J'avais pour elle de la sympathie, je l'admirais presque, je n'avais donc rien à me reprocher à son égard. Retenez-le bien, c'est fort important, comme vous le verrez tout à l'heure. Quant à elle, je sais que les circonstances qui ont dicté ma conduite lui ont été expliquées dans tous leurs détails, je sais qu'elle ne me blâme en aucune façon. Et maintenant que vous savez tout, exp

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