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Tragédies von Aischylos (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 29.06.2015
  • Verlag: Booklassic
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Tragédies

Ces tragédies, écrites entre 500 et 456 av JC, traitent de themes mythologiques, religieux et de la passion humaine dans un langage lyrique et touchant. A travers ces themes traditionnels, Eschyle défend ses idées de droit, de justice et de miséricorde.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: none
    Seitenzahl: 109
    Erscheinungsdatum: 29.06.2015
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9789635256693
    Verlag: Booklassic
    Größe: 467kBytes
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Tragédies

LE VEILLEUR.

Je prie les dieux de m'affranchir de ces fatigues, de cette veille sans fin que je prolonge toute l'année, comme un chien, au plus haut faîte du toit des Atréides, regardant l'assemblée des astres nocturnes qui apportent aux vivants l'hiver et l'été, dynastes éclatants qui rayonnent dans l'aithèr, et qui se lèvent et se couchent devant moi. Et, maintenant, j'épie le signal de la torche, la splendeur du feu qui doit annoncer, de Troia, que la ville est prise. En effet, voilà ce que le coeur de la femme impérieuse commande et désire. Ici et là, pendant la nuit, sur mon lit mouillé par la rosée et que ne hantent point les songes, l'inquiétude me tient éveillé, et je tremble que le sommeil ferme mes paupières. Parfois, je me mets à chanter ou à fredonner, cherchant ainsi un moyen de ne point dormir, et je gémis sur les malheurs de cette maison si déchue de son antique prospérité. Qu'elle arrive enfin l'heureuse délivrance de mes fatigues ! Que le feu apporte la bonne nouvelle, en rayonnant à travers les ténèbres de la nuit !

Salut, ô flambeau nocturne, lumière qui amènes un beau jour et les fêtes de tout un peuple, dans Argos, pour cette victoire ! Ô dieux ! dieux ! Je vais tout dire à la femme d'Agamemnôn, afin que, se levant promptement de son lit, elle salue cette lumière de ses cris de joie, dans les demeures, puisque la ville d'Ilios est prise, ainsi que ce feu éclatant l'annonce. Moi-même, je vais mener le choeur de la joie et proclamer la fortune heureuse de mes maîtres, ayant eu la très favorable chance de voir cette flamme ! Puisse ceci m'arriver, que le roi de ces demeures unisse, à son retour, sa main très chère à ma main ! Mais je tais le reste. Un grand boeuf est sur ma langue. Si cette maison avait une voix, elle parlerait clairement. Moi, je parle volontiers à ceux qui savent, mais, pour ceux qui ignorent, j'oublie tout.

LE CH UR DES VIEILLARDS.

Voici la dixième année depuis que le grand ennemi de Priamos, le roi Ménélaos, et Agamemnôn, doués par Zeus d'un double thrône et d'un double sceptre, couple illustre et puissant des Atréides, ont entraîné loin de cette terre les mille nefs de la flotte Argienne, force guerrière, et ont poussé une immense clameur belliqueuse du fond de leur coeur, tels que des vautours qui, dans l'amer regret de leurs petits, s'enlevant au-dessus de leurs nids, volent en cercles et agitent leurs ailes comme des avirons, car les nids, vainement surveillés, ont été dépouillés de leurs petits. Mais quelque dieu les entend enfin, soit Apollôn, ou Pan, ou Zeus, les lamentations aiguës des oiseaux, et il envoie la tardive Érinnys à la poursuite des ravisseurs.

Ainsi Zeus hospitalier et tout-puissant pousse les enfants d'Atreus contre Alexandros, à cause d'une femme plusieurs fois mariée. Que de luttes infligées aux Danaens et aux Troiens, que de membres rompus de fatigue, de genoux qui heurtent la terre, de lances brisées aux premiers rangs des batailles. Maintenant, ce qui est fait est fait, ce qui était fatal est accompli. Ni offrandes sacrées, ni libations, ni larmes n'apaiseront la colère implacable des dieux privés de la flamme des sacrifices.

Pour nous, rejetés de cette expédition à cause de la vieillesse de nos membres méprisés, nous restons dans nos demeures, égaux en forces à des enfants, et affaissés sur nos bâtons ; car le coeur qui bat dans la poitrine d'un enfant est semblable au vieillard, et Arès n'y réside pas ; et l'extrême vieillesse aussi, quand son feuillage est flétri, marche sur trois pieds, non plus vigoureuse que l'enfance, comme un spectre qui erre pendant le jour.

Mais toi, fille de Tyndarôs, reine Klytaimnestra, qu'y a-t-il ? Quoi de nouveau ? Qu'as-tu appris ? En quel message te fies-tu, que tu ordonnes ainsi de préparer des sacrifices de tous côtés ? Tous les

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