text.skipToContent text.skipToNavigation
background-image

homme blanc au coeur rouge von Zanardi, Richard (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 26.02.2016
  • Verlag: Books on Demand
eBook (ePUB)
4,49 €
inkl. gesetzl. MwSt.
Sofort per Download lieferbar

Online verfügbar

homme blanc au coeur rouge

Un traîneau qui file en faisant crisser la neige glacée sous ses patins, des chiens qui galopent, et des loups qui hurlent dans de lointaines forêts d'épinettes. Et puis le rituel régulier de l'allumage de la pipe, les nuits étoilées par -50°, les aurores boréales au dessus du lac gelé. Et toujours la présence-absence des Anciens et des Esprits pour rappeler le respect dû à la terre mère, et l'interdépendance absolue des êtres vivants. C'est une incantation magique à la vie originelle dans une nature hostile et complice à la fois, et toujours ensorcelante... Passionnez par le Grand Nord, la Légende Arthurienne et l'Astronomie. Ceci est mon premier livre

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: watermark
    Seitenzahl: 240
    Erscheinungsdatum: 26.02.2016
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9782322003280
    Verlag: Books on Demand
    Größe: 455kBytes
Weiterlesen weniger lesen

homme blanc au coeur rouge

Chapitre 1

Dans la cabane de bois rond, Antoine venait de se réveiller. Il repoussa la " sinahinsma (chi-na-hich-ma : couverture en peau de bison) ", sous laquelle il faisait bon dormir. Il se leva et enfila son " onzo e (on-zo-rè : pantalon à franges en peau de wapiti) " et ses " hanpikceka (han-pik-tcè-ka : mocassins) ". Il se dirigea vers un baquet remplit d'eau chaude que Shalan avait préparé pour la toilette du matin. Après s'être débarbouillé et rasé, il enfila une chemise en peau. Amarok son chien, à moitié loup et à moitié malamute, dont le pelage était de couleur blanche, lui emboita le pas. Le feu, entretenu toute la nuit avait maintenu une température douce à l'intérieur du logis. Même si par grand vent, celui-ci arrivait à s'infiltrer entre les fûts d'épinette, le torchis qui avait servi à jointer les troncs entre eux était un bon isolant. Ce torchis était composé de boue, de poils d'animaux et de paille. Le mur situé au nord, bien que protégé par la réserve de bois et un toit descendant à hauteur d'homme, était le plus exposé au vent. C'est pour cela qu'il avait été recouvert de peaux de bison, qui se chevauchaient. Ainsi, entre le torchis et les peaux de bison, le blizzard ne parvenait pas à refroidir la cabane.

L'hiver n'était pas encore prêt de partir. " Cannaopa wi 1 (tchan-na-pro-pra oui : Février) " venait de se terminer et nous n'étions qu'au début de " Istawicayazan wi (ich-ta-oui-tcha-ya-zan oui : la lune des yeux gelés 2 ) ". Même si dans le milieu de la journée, le soleil parvenait à dégeler quelques centimètres de neige située en plein sud, il n'était pas suffisamment haut dans le ciel pour réchauffer l'atmosphère. Le froid était encore bien présent tout au long de la journée. La température restait négative, même au plus chaud de l'après-midi. Quant aux nuits, elles étaient simplement glaciales. Les précipitations étaient encore constituées de neige et " iwoblu (i-ouo-blou : le blizzard 3 ) " faisait encore souffrir la végétation, les animaux et les hommes. Par endroit, les épinettes sous l'emprise du gel voyaient leur écorce éclater. Le claquement sinistre produit par cette détonation résonnait dans le silence de la nuit, comme un coup de fusil. Et lorsque le soleil daignait se montrer, les températures descendaient vers des froids polaires, -30° en pleine journée, -40° la nuit. Les chiens de prairie restaient cachés au plus profond de leur terrier. L'épais manteau de neige constituait un bon isolant, ne laissant pas entrée le froid dans leur refuge. Ils allaient rester ainsi encore deux long mois, en pleine hibernation bien au chaud serrés les uns contre les autres, à attendre les jours plus chaud du printemps. De leur sommeil semi-comateux, ils ne s'extirpaient, que pour effectuer leurs besoins et éventuellement grignoter un petit peu de fourrage ou des baies stockées au fond du terrier. Mais bien vite, ils retournaient se blottir avec les autres. Quant aux hommes, ils restaient au chaud dans les cabanes de bois rond, ou au fond des tipis. Ils ne sortaient que pour aller chercher du bois ou de l'eau à la rivière. Le bois de chauffage était toujours empilé contre le mur nord des cabanes.

Chaque jour, les femmes du " wicoti 4 (oui-tcho-ti : village) " devaient effectuer la corvée pour l'eau. Celle-ci consistait à déboucher le trou creusé dans la glace, à l'aide d'un tomahawk 5 et d'une lance. Ainsi équipées, elles pouvaient puiser l'eau dans la rivière. Même les plus téméraires, ceux qui ne voulaient vivre que dans les tipis, comme autrefois dans les grandes plaines, avaient dû se résigner à partager les cabanes de bois rond, pour échapper à cet hiver extrêmement rigoureux qui n'en finissait plus.

C

Weiterlesen weniger lesen

Kundenbewertungen