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L'Aigle noir des Dacotahs von Aimard, Gustave (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 29.06.2015
  • Verlag: Booklassic
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L'Aigle noir des Dacotahs

Un nouveau roman du grand Ouest paru sous la double signature de Gustave Aimard et Jules Berlioz d'Auriac.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: none
    Seitenzahl: 55
    Erscheinungsdatum: 29.06.2015
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9789635258697
    Verlag: Booklassic
    Größe: 2560kBytes
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L'Aigle noir des Dacotahs

Chapitre 1 À l'Occident



La civilisation est animée d'une force immense qui la pousse à une expansion sans limite ; comme la vapeur impatiente que soulève une ardente flamme, elle est toujours en ébullition, prête à se répandre hors des limites connues. La civilisation est le mouvement perpétuel de l'humanité, toujours à la recherche de l'infini.

Mais, sur son passage, elle laisse des traces, souvent misérables ou sanglantes, - épaves ballottées sur l'Océan du destin ; - elle détruit en créant ; elle fait des ruines en consolidant son édifice ; elle engloutit quiconque veut lutter avec elle.

Il y a deux siècles à peine, des peuplades appelées Sauvages, - pourquoi sauvages ?... - promenaient dans les forêts vierges du Nouveau-Monde leur libre indolence, leur liberté solitaire, leur ignorance insouciante du reste de l'univers.

La civilisation s'est abattue sur ces régions heureuses, comme une avalanche, elle a balayé devant elle les bois, leurs hôtes errants, - Indiens, buffles, gazelles ou léopards ; - elle a supprimé le désert et ses profonds mystères ; elle a tout absorbé.

Aujourd'hui on imprime et on vend des journaux là où jadis le Delaware, le Mohican ou le Huron fumait le calumet de paix ; on agiote à la Bourse là où mugissait le buffle ; on fabrique des machines à coudre là où la squaw indienne préparait le pemmican des chasseurs ; le rail-way a remplacé les pistes du Sioux sur le sentier de la guerre ; on vend de la bonneterie là où combattirent des héros.

Et peu à peu l' Homme rouge , le vrai, le maître du désert, s'est retiré, luttant d'abord, fuyant ensuite, demandant grâce enfin... - demandant, sans l'obtenir ! une dernière place sur cette terre de ses ancêtres, pour y dormir à côté de leurs vieux ossements.

Roule avalanche ! tombez nations du désert ! et roulez sur cette pente inexorable qui mène à l'Océan. Bientôt l'Indien aura vécu, il sera une légende, une ombre, un mythe ; on en parlera, comme d'une fable ; et puis on n'en parlera même plus ; l'oubli aura tout dévoré.

Que le lecteur veuille bien nous suivre dans ce monde presque disparu : les Prairies de l'Oregon nous offrent l'hospitalité, la grande et majestueuse hospitalité que Dieu donne à l'homme dans le désert.

La matinée était ravissante : frais et joyeux de son repos nocturne, le soleil envoyait ses premiers rayons cueillir dans le calice des fleurs des myriades de perles semées par la rosée ; chaque feuille de la forêt, illuminée par une flèche d'or, envoyait autour d'elle des reflets d'émeraude ; chaque colline s'empourprait ; chaque nuage rose semblait chercher un nid pour y conserver sa fraîcheur. Les oiseaux chantaient, les rameaux babillaient, les ruisseaux murmuraient ; tout était en joie dans l'air et sur la terre, et du désert immense s'élevait l'harmonie ineffable qui, chaque jour, salue le Créateur.

Dans un de ces groupes arborescents qui rompent d'une manière si pittoresque l'uniformité des pelouses éternelles, était installé le campement rustique d'un convoi de pionniers. Au milieu du retranchement circulaire formé par les wagons s'élevait, sous le feuillage d'un tulipier, une jolie tente blanche ressemblant de loin à quelque grand cygne endormi sur le gazon.

Dans les wagons on aurait pu entendre la robuste respiration des dormeurs ; ce paisible écho du sommeil excitait une rêverie mélancolique et quelques symptômes d'envie chez la sentinelle qui veillait au salut des voyageurs.

Le rideau de la petite tente blanche s'agita, s'entrouvrit et laissa paraître une adorable tête de jeune fille ; ses longs cheveux ondulés, blonds comme les blés murs, se répandaient à profusion sur ses épaules, pendant que ses deux petites mains mignonnes cherc

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