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Le bal de l'Opéra von Bréhat, Alfred de (eBook)

  • Erschienen: 11.02.2015
  • Verlag: Ligaran
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Le bal de l'Opéra

Extrait : 'C'était au foyer de l'Opéra, en plein carnaval, un samedi soir, ou plutôt un dimanche matin. Trois heures venaient de sonner à l'horloge près de laquelle ont lieu tant de rendez-vous. La foule était nombreuse. On se marchait sur les pieds : c'est un des plaisirs du bal masqué...'

Produktinformationen

    Größe: 171kBytes
    Herausgeber: Ligaran
    Sprache: Französisch
    Seitenanzahl: 283
    Format: ePUB
    Kopierschutz: AdobeDRM
    ISBN: 9782335040289
    Erschienen: 11.02.2015
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Le bal de l'Opéra

Clara I
Charles Baumier était le fils d'un ébéniste du faubourg Saint-Antoine. Le père Baumier travaillait beaucoup, dépensait peu et mettait de l'argent de côté. Son fils travaillait peu, dépensait beaucoup et faisait des dettes. Ce système de balance déplaisait fort au vieil ébéniste. Un beau jour, ce dernier passa de vie à trépas. Charles se trouva maître, à vingt-deux ans, d'une petite fortune.

C'était un assez beau garçon de cinq pieds six pouces, au teint coloré, à la barbe épaisse et aux poignets solides. Il buvait sec et frappait dur. En moins de trois ans, grâce aux parties de plaisir, aux soupers, aux maîtresses, aux cartes, la fortune de Baumier se trouva singulièrement réduite. Un ami intime de quinze jours lui conseilla de faire valoir le reste de son argent à la Bourse. Cet ami se chargea naturellement du maniement des fonds. Il les mania si bien, que Baumier fut forcé de songer à vivre de son travail, et de chercher une place. Ainsi que bien des gens, Baumier désirait beaucoup d'appointements et peu de travail. Généralement, on lui offrait le contraire. Il fit le difficile, et refusa des occasions qui ne se représentèrent plus.

N'ayant rien à faire et manquant d'argent pour s'amuser comme autrefois, Charles passait une partie de ses journées à lire. Les récits de chasses et de voyages le charmaient par-dessus tout. Les expéditions de Levaillant lui montèrent la tête. Il n'eut bientôt plus qu'une seule idée : partir pour l'Afrique, s'enfoncer dans le désert, y vivre des produits de sa chasse, tuer force éléphants, en vendre les défenses et ramasser ainsi toute une fortune.

Le 8 juin 1845, il débarquait au cap de Bonne Espérance avec tout un arsenal d'armes et une grande caisse de munitions. Deux mois après, un boër (colon hollandais) qui s'en retournait à son habitation, située sur les limites de la colonie, déposait au milieu d'une immense forêt notre Parisien, qu'accompagnait un domestique hottentot. Après avoir payé au Hollandais le prix du voyagé, Baumier s'aperçut qu'il ne lui restait plus que vingt francs pour toute fortune. En revanche, il possédait deux fusils, une paire de pistolets, un sabre et force munitions. Christophus, le Hottentot, qui portait ces munitions, trouvait même qu'il y en avait beaucoup trop.

En quinze jours, notre héros tua huit serpents, un porc-épic, un steinbok et deux springboks (variétés d'antilopes). Trouvant que les serpents étaient beaucoup trop nombreux relativement aux antilopes, et que la cuisine de son nouveau maître était mal servie, Christophus quitta furtivement Baumier endormi. Il emporta naturellement l'un des fusils, pour conserver sans doute un souvenir de son maître ; mais il eut la délicatesse de laisser presque toutes les munitions.

Charles se trouva seul dans un pays inconnu. À défaut d'autres qualités, il avait du courage. Il continua à chasser, en marchant tout droit devant lui.

Brisé de fatigue, mal nourri, et n'ayant pour abri que le feuillage des arbres, Baumier maigrissait et se désolait. Pour comble de malheur, il ne rencontrait pas un seul éléphant. En revanche, un keitloa (rhinocéros noir à deux cornes), qu'il avait blessé, le renversa et faillit le tuer. Tous deux restèrent étendus côte à côte, le rhinocéros mort et le chasseur évanoui. En ouvrant les yeux, Baumier aperçut autour de lui une cinquantaine de petits êtres hideux, et presque nus, dont la courte chevelure crépue ressemblait à la laine d'un mouton. Ces affreuses créatures étaient armées d'arcs et de flèches de petite dimension. Cinq ou six portaient des assagaies ou javelots. C'étaient des Bushmen, sauvages vagabonds qui vivent de pillage. Ils commencèrent par dépouiller complètement le malheureux Français, qu'ils laissèrent nu comme un ver. Sachant que les flèches des Bushmen sont empoisonnées, Baumier n'eut garde de résister. Puis

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