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Le Chercheur de pistes von Aimard, Gustave (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 07.07.2015
  • Verlag: Booklassic
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Le Chercheur de pistes

Le Chercheur de pistes was written in the year 1858 by Gustave Aimard. This book is one of the most popular novels of Gustave Aimard, and has been translated into several other languages around the world.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: none
    Seitenzahl: 187
    Erscheinungsdatum: 07.07.2015
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9789635247448
    Verlag: Booklassic
    Größe: 645kBytes
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Le Chercheur de pistes

Chapitre 1 La Forêt vierge.

Au Mexique, la population n'est divisée qu'en deux classes : la classe élevée et la classe inférieure ; il n'y a pas de rang intermédiaire pour lier les deux extrêmes ; aussi la cause des deux cent trente-neuf révolutions qui, depuis la déclaration de l'indépendance, ont bouleversé ce pays, est-elle facile à comprendre ; la puissance intellectuelle se trouve entre les mains d'un petit nombre, et c'est par cette minorité remuante et ambitieuse que s'effectuent toutes les révolutions ; d'où il résulte que le pays est gouverné par le despotisme militaire le plus complet, au lieu d'être une république libre.

Cependant les habitants des États de Sonora, de Chihuahua et du Texas ont conservé encore aujourd'hui cette physionomie sévère, sauvage, énergique que l'on chercherait vainement dans les autres États de la confédération.

Sous un ciel plus froid que celui de Mexico, l'hiver, qui couvre souvent les rivières de ces régions d'une épaisse couche de glaces endurcit les fibres des habitants, épure leur sang, purifie leur coeur et en fait des hommes d'élite qui se distinguent par leur courage, leur intelligence et leur profond amour pour la liberté.

Les Apaches, qui habitaient originairement la plus grande partie du Nouveau-Mexique, ont peu à peu reculé devant la hache des pionniers , ces enfants perdus de la civilisation, et retirés dans d'immenses déserts qui couvrent le triangle formé par le rio Gila, le del Norte et le Colorado, ils font presque impunément des courses sur les frontières mexicaines, pillant, brûlant et dévastant tout ce qu'ils rencontrent sur leur passage.

Les habitants des contrées que nous avons citées plus haut, tenus en respect par ces protées insaisissables, sont dans un état de guerre continuelle contre eux, toujours prêts au combat, fortifiant leurs haciendas (fermes), et ne voyageant que les armes à la main.

El Paso del Norte peut être regardé comme l' ultima Thule de la partie civilisée du Mexique. Au delà, vers le N. et le N.-O, s'étendent les vastes plaines incultes de Chihuahua, le bolson de Mapimi et les déserts arides du rio Gila.

Ces immenses déserts, nommés Apacheria, sont encore aujourd'hui aussi inconnus qu'ils l'étaient à la fin du XVIe siècle.

El Paso del Norte doit son nom à sa situation près d'un gué , ou Paso du rio del Norte. Cet établissement est le plus ancien de tous ceux du Nouveau-Mexique ; sa fondation remonte à 1585, c'est-à-dire à la fin du XVIe siècle.

L'établissement actuel est épars dans une étendue de dix milles environ, le long des bords du del Norte, et compte 4.000 habitants au plus.

La plaza , ou village del Paso, est située à la tête de la vallée ; à l'extrémité opposée est le presidio de San Elezario . Tout l'intervalle est rempli par une ligne continue de maisons blanches à toits plats, enfouies dans des jardins et entourées de vignobles.

À un mille au-dessus du passage, la rivière est barrée et l'eau conduite par un canal de dérivation appelé Acequia madre dans la vallée qu'elle arrose.

C'est à quelques milles à peine de cet établissement que commence l'Apacheria.

On sent que le pas de l'homme civilisé n'a foulé que timidement et à de rares intervalles cette contrée toute primitive où la nature, libre de se développer sous l'oeil tout-puissant du Créateur, prend des aspects d'une fantaisie et d'une beauté incroyables.

Par une belle matinée du mois de mai, que les Indiens nomment wabigon-quisis (lune des fleurs), un homme de haute taille, aux traits durs et accentués, monté sur un fort cheval à demi sauvage, déboucha au grand trot de la plaza, et après quelques minutes d'hésitation employées sans doute à s'orienter, il appuya résolument les éperons aux flancs d

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