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Le Danseur mondain von Bourget, Paul (eBook)

  • Erschienen: 29.06.2015
  • Verlag: Booklassic
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Le Danseur mondain

Renée, tombe amoureuse de Neyrial, maître de danse dans un hôtel de la Riviera, qui est également tres attiré par la jeune femme... Mais ce dernier a un passé suspect. Autrefois il était employé chez un avocat,lequel était aussi un bibliophile passionné, et il a volé quelques volumes en éditions rarissimes. Le vol étant découvert, Neyrial (de son vrai nom, Pierre-Stéphane Beurtin) a du partir...

Produktinformationen

    Größe: 439kBytes
    Herausgeber: Booklassic
    Sprache: Französisch
    Seitenanzahl: 77
    Format: ePUB
    Kopierschutz: none
    ISBN: 9789635259250
    Erschienen: 29.06.2015
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Le Danseur mondain

Chapitre 2



Le " numéro ", comme disait Neyrial, après Mlle Morange, dans le langage professionnel des dancings, était une espèce de ballet à deux, donné, à titre d'attraction, les jours où le directeur du Palace convoquait ses hôtes à une réunion appelée, professionnellement aussi, " thé-dansant ". Les deux artistes mettaient leur point d'honneur à exceller dans ces fantaisies qu'ils composaient le plus souvent eux-mêmes, sur quelque partition en vogue. Quand, à cinq heures, ce jour-là, ils se retrouvèrent dans le vaste hall, lui, svelte et mince dans son veston cintré, elle costumée pour ce " numéro ", mais enveloppée d'une mante, ils avaient oublié, à prendre et à reprendre tout l'après-midi les figures de leur ballet, lui, ses soupçons sur les sottises possibles de Gilbert Favy, elle, ses aigreurs de la matinée. Un orchestre, installé sur une estrade, au fond, parmi des verdures, avait, dès leur entrée, attaqué un de ces airs de tango, chers à la sentimentale Renée Favy, et méprisés par la sportive miss Oliver. Les murs de l'immense salle, plus longue que large, se paraient d'énormes têtes de pierrots en étoffe blanche suspendues entre les lampes électriques voilées de bleu, de jaune et de rose. Des tables étaient disposées tout autour, où déjà les clients de l'hôtel prenaient, qui du thé, qui du porto, qui un cocktail, qui un whisky au soda, tandis que les groupes des danseurs commençaient de se trémousser, dans l'espace laissé libre au milieu. La rumeur des causeries se mêlait au bruit des instruments, piano, violons et cuivres. Tout ce monde - deux cents personnes peut-être - parlait anglais, buvait anglais, dansait anglais. Ici, deux jeunes filles, taillées en athlètes, comme cette robuste miss Oliver, tournaient ensemble, et s'essayaient au corte . Elles marchaient de ce pas fléchi en avant, léger, un peu hésitant, et leur couple en frôlait d'autres, étrangement disparates ici, une enfant de quatorze ans, conduite par un sexagénaire ; plus loin, une femme âgée aux bras d'un garçon de vingt ans. Dans ce pêle-mêle britannique, les têtes grises, plus nombreuses que les têtes brunes ou blondes, témoignaient d'une forte race où l'entraînement physique se prolonge indéfiniment. Le tout faisait une foule ondoyante et mouvante qui s'animait au rythme des sauteries exotiques, énumérées à la fin de sa leçon par Renée Favy. Elle-même était là, se tenant auprès de sa mère, invitée par l'un, par l'autre, et calculant avec une impatience que ses regards étaient tout près de trahir, la minute où Neyrial viendrait la prier. Il devait, par profession, servir de cavalier aux dames qui n'en trouvaient pas. Tout de suite, tandis que Mlle Morange, assise à l'écart, à cause de sa tenue d'Opéra, attendait le tour du " numéro ", il avait entraîné celle-ci, puis celle-là, dans des Foxtrott , des Shimmy , des valses lentes et les autres danses répétées le matin avec son élève préférée, qu'il était venue inviter enfin. Sa façon de conduire sa danseuse variait avec chacune, modérant les trop vives, activant les trop lentes, si bien que toutes, revenues à leur chaise, ne tarissaient pas d'éloges :

- " Je ne sais pas pourquoi, " disait l'une, " c'est si reposant de danser avec lui, et cependant il ne vous laisse pas faire une faute... "

- " Voilà, c'est un gentleman, " répondait une autre. " Il n'abuse pas. "

- " Oui, on n'a pas besoin de freiner, avec lui, " disait une troisième.

- " Il serre de bien près cette petite Mlle Favy, tout de même !... " reprenait une quatrième. " Regardez-les... "

Et les propos de continuer, avec des rappels de turf et de vie cosmopolite :

- " Ils font une jolie paire à eux deu

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