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Le Pilote von Cooper, James Fenimore (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 29.06.2015
  • Verlag: Booklassic
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Le Pilote

Hiver 1779. Apres avoir quitté la rade de Brest, deux petits vaisseaux américains ont jeté l'ancre sur la rive orientale de la Grande-Bretagne. L'équipage a pour mission de prendre a son bord un mystérieux pilote. Il a pour mission, aidé de l'équipage, d'enlever quelques nobles lords et de les conduire en Amérique... Suspens, batailles navales, aventures romanesques: ce roman permet a Cooper de développer tout son talent et de décrire avec beaucoup de grâce et d'émotion le monde de la mer et des marins.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: none
    Seitenzahl: 313
    Erscheinungsdatum: 29.06.2015
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9789635253326
    Verlag: Booklassic
    Größe: 740 kBytes
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Le Pilote

Chapitre 1


De sombres vagues, agitées sans cesse, viennent heurter avec violence sur mes flancs.

Chanson .

Un coup d'oeil sur la carte suffira pour faire connaître au lecteur la position de la côte orientale de l'île de la Grande-Bretagne, en face de laquelle sont les rivages du continent européen. Entre ces deux côtes se trouve cette mer resserrée, connue du monde entier depuis bien des siècles comme le théâtre d'une foule d'exploits maritimes, et le grand canal par lequel le commerce et la guerre ont fait passer les flottes des nations septentrionales de l'Europe. Les habitants de cette île ont longtemps prétendu avoir sur cette mer des droits que la raison ne peut accorder à aucune puissance sur le domaine commun des peuples, et cette prétention a souvent amené des contestations qui ont eu pour résultat une effusion de sang et une dépense nullement proportionnée aux avantages qu'ils peuvent se promettre en cherchant à maintenir un droit incertain et inutile. C'est sur les flots de cet océan disputé que nous allons conduire nos lecteurs, et la scène s'ouvrira à une époque particulièrement intéressante pour tout Américain, non seulement parce que c'est celle de la naissance de la nation dont il fait partie, mais parce que c'est aussi l'ère à laquelle la raison et le bon sens commencèrent à prendre la place des coutumes antiques et des usages féodaux chez les peuples de l'Europe.

Peu de temps après que les événements de la révolution d'Amérique eurent entraîné dans notre querelle les royaumes de France et d'Espagne et la république de Hollande, un groupe de cultivateurs se trouvaient rassemblés dans un champ, exposés aux vents de l'Océan, sur la côte nord-est de l'Angleterre. Ils allégeaient leurs travaux pénibles et égayaient le sombre aspect d'un jour de décembre en se communiquant leurs idées sur les affaires politiques du jour. La guerre dans laquelle l'Angleterre était engagée contre quelques unes de ses colonies situées à l'autre extrémité de la mer Atlantique leur était connue depuis longtemps comme le bruit d'un événement lointain qui ne nous intéresse guère mais à présent que des nations puissantes avaient pris part à cette querelle et s'étaient déclarées contre elle, le bruit des armes avait troublé jusqu'à ces villageois ignorants dans leurs retraites solitaires. Les principaux orateurs en cette occasion étaient un nourrisseur de bestiaux, Écossais de naissance, et un laboureur irlandais, qui avait passé le canal de Saint-George et traversé l'Angleterre dans toute sa largeur pour chercher de l'ouvrage.

- Ces nègres [2] , dit le dernier, n'auraient pas donné grand embarras à la vieille Angleterre, pour ne rien dire de l'Irlande, si ces Français et ces Espagnols ne s'en étaient pas mêlés. À coup sûr il n'y a pas de quoi leur dire grand merci ; car au jour d'aujourd'hui il faut qu'on prenne garde de boire plus qu'un prêtre qui dit la messe ; de peur de se trouver tout à coup soldat sans s'en douter.

- Bah ! bah ! répondit l'Écossais en faisant un signe de l'oeil à ceux qui les écoutaient, vous autres Irlandais vous ne savez lever une armée qu'en faisant un tambour d'un tonneau de whiskey ; or, dans le nord on n'a qu'à siffler, et vous voyez chacun marcher au son de la cornemuse d'aussi bonne grâce qu'il irait à l'église le jour du sabbat. J'ai vu tous les noms d'un régiment de montagnards sur un morceau de papier qu'une main de femme aurait couvert. C'étaient tous Caméron, et Mac-Donald, quoiqu'il s'y trouvât six cents hommes. Mais qu'est-ce que je vois là-bas ? il m'est avis que c'est un poisson qui a un peu trop de goût pour la terre ; et si le fond de la mer ressemble à sa surface, il court grand risque d'échouer.

Ce nouveau sujet de conversation dirigea tous les yeux vers l'objet que le bâton du dernier interlocuteur

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