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Les Derniers Hommes rouges von Maël, Pierre (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 29.06.2015
  • Verlag: Booklassic
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Les Derniers Hommes rouges

L'action de situe au Canada, a l'époque ou y vivaient encore des hommes rudes dans un climat qui l'était plus encore. Un homme de bien est assassiné par une canaille. Le fils de ce dernier essaye, par tous les moyens, avec l'aide de deux autres crapules, de faire disparaître sa cousine pour hériter de cette derniere qui est tres riche. Cette histoire policiere sert de trame a de magnifiques descriptions d'une chasse aux bisons sauvages, nourriture de base des Indiens, sous forme de viande séchée.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: none
    Seitenzahl: 89
    Erscheinungsdatum: 29.06.2015
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9789635258468
    Verlag: Booklassic
    Größe: 460kBytes
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Les Derniers Hommes rouges

Chapitre 1 LE BISON NOIR

La plaine immense s'étendait, bordée au nord, au sud et à l'ouest par un rideau de verdure. Nulle route n'y pouvait guider les pas des voyageurs, car on ne pouvait donner le nom de route à l'espèce de sentier tracé à travers la prairie par les pieds des hommes et les sabots des chevaux. Au-dessus des têtes, le ciel d'un bleu intense gardait le rayonnement des derniers beaux jours de l'été. Sur la parure encore intacte des arbres de l'année vieillissante mettait des taches d'ocre et de safran. Les approches de l'automne se laissaient deviner.

Deux cavaliers suivaient au pas le sentier. Leurs montures auraient, en tout pays, attiré l'attention des connaisseurs. C'étaient d'admirables bêtes au poil fin, l'un gris pommelé, l'autre alezan, aux têtes d'une pureté de lignes rappelant le cheval arabe, auquel les deux superbes animaux ne le cédaient ni en vigueur, ni en élégance.

Les deux cavaliers étaient plus remarquables encore que leurs montures.

L'un d'eux était un jeune homme de vingt-quatre à vingt-cinq ans, aux traits d'une distinction souveraine, aux cheveux et à la moustache blonds, aux yeux bleus largement fendus. Son corps avait les proportions harmonieuses et puissantes que la légende se plaît à accorder aux paladins. - L'autre, d'une stature égale, était presque un vieillard.

Il formait un étrange contraste avec son jeune compagnon, par la différence de la race et du type.

Il appartenait, en effet, à cette race rouge du nord de l'Amérique dont la sève, sans cesse appauvrie par le contact des civilisations blanches, ne laissera bientôt plus de représentants sous le ciel.

Aussi grand que le jeune blanc, d'une carrure aussi athlétique, l'Indien portait avec une sorte de majesté naturelle un costume à la fois sauvage et civilisé. De longs pantalons de drap fin, terminés par des basanes de cuir fauve, garnies d'une frange flottante, des mocassins de cuir protégeaient ses pieds et ses jambes. Le haut du corps était vêtu d'une sorte de chemise de flanelle rouge, brodée de dessins multicolores. Une large ceinture, également rouge, soutenait un revolver à six coups, un coutelas et un tomahawk dont le fer, du plus pur acier, était enfermé dans une gaine de cuir. Une carabine Winchester du plus parfait modèle pendait à son épaule droite, tandis que la hanche gauche du cavalier soutenait une cartouchière bien remplie.

La tête de cet homme méritait l'attention de l'observateur et l'étude du psychologue.

Elle avait le front haut et bombé, l'oeil profondément enchâssé sous l'arcade sourcilière, le nez aquilin un peu fort à la base, mais singulièrement délicat, les pommettes saillantes, la bouche grande, le menton accusé. Une forêt de cheveux noirs parmi lesquels ne se montrait aucun fil blanc, se mêlaient sur son crâne à une étrange coiffure faite de plumes entrelacées et dont l'extrémité flottait sur le dos du cavalier et jusque sur la croupe de sa monture. Et ce pittoresque ornement donnait à toute la physionomie de l'homme rouge une expression saisissante de force, de noblesse et de grandeur.

Les deux cavaliers se laissaient aller au pas lent de leurs bêtes, échangeant des réflexions, tantôt en langue française, tantôt dans le dialecte particulier, qui appartenait à la famille des Pawnies.

- Ainsi, Waghna, - dit le jeune homme, - vous avez entrepris seul et mené seul à bonne fin cette noble et féconde entreprise ? Savez-vous que bien peu d'hommes, dans l'histoire, ont fait oeuvre aussi utile-en même temps qu'aussi grandiose ?

- Je ne sais si elle est grandiose, ou si elle le sera, - répondit mélancoliquement l'Indien. - Utile, elle l'a déjà été ; elle le sera plus encore, si ceux qui la continueront se conforment au plan que je me suis tracé et que je leur laisserai comme un testament.

- Comme un testament ? - se r

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