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La France sous Philippe le Bel von Boutaric, Edgard (eBook)

  • Erschienen: 06.02.2015
  • Verlag: Ligaran
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La France sous Philippe le Bel

Extrait : 'En toutes choses et en tout temps, on doit éviter de confondre le fait avec le droit : cette distinction est surtout nécessaire quand on s'occupe de l'histoire du moyen âge, qui est l'époque où la force exerçait un empire presque souverain, et où l'abus, quand il pouvait prouver une longue existence, s'érigeait en droit.'

Produktinformationen

    Größe: 516kBytes
    Herausgeber: Ligaran
    Sprache: Französisch
    Seitenanzahl: 474
    Format: ePUB
    Kopierschutz: AdobeDRM
    ISBN: 9782335016697
    Erschienen: 06.02.2015
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La France sous Philippe le Bel

CHAPITRE DEUXIÈME
Accroissements du domaine royal
Progrès matériels de la royauté constatés par l'accroissement du domaine de la couronne. - Que doit-on entendre par domaine ? - Philippe le Bel établit le retour à la couronne des apanages. - Domaines inaliénables. - État des possessions domaniales en 1285. - La reine Jeanne apporte en dot la Champagne, la Brie et la Navarre. - Règlement de la cession de certaines provinces de Guienne faite par saint Louis aux Anglais. - Acquisition du comté de Bigorre, de Montpellier, de la Franche-Comté, du comté de la Marche, d'une partie de la Flandre, de Mortagne. - Les pariages avec les seigneurs ecclésiastiques deviennent une nouvelle source d'accroissement pour le domaine. - Pariages avec des seigneurs laïques. - Les grands fiefs entre les mains du roi ou des princes du sang, sauf la Guienne et la Flandre. - Guerres de Philippe le Bel pour conquérir ces deux provinces.

Les accroissements du domaine royal furent immenses sous Philippe le Bel. On doit entendre par domaine royal non seulement les terres dont la propriété appartenait à la couronne, mais encore les pays soumis au roi de France sans qu'il y eût entre lui et ses vassaux de grand feudataire jouissant des droits régaliens. Le domaine avait toujours été en s'augmentant depuis Hugues Capet ; mais le malheur fut que les rois ne considéraient les pays soumis à leur obéissance immédiate que comme des propriétés privées qu'ils pouvaient partager entre leurs enfants. Les droits de la couronne ne leur semblaient pas diminués par ces aliénations, car ils conservaient la suzeraineté sur les provinces ainsi aliénées ; mais ils réduisaient leurs revenus, et, devenant moins riches, leur puissance politique diminuait. Il y avait pourtant un certain nombre de provinces qui étaient inséparables de la couronne, mais les rois disposaient presque toujours de leurs nouvelles acquisitions en faveur de leurs enfants. Louis VIII donna ainsi l'Anjou, la Saintonge, le Poitou et une partie de l'Auvergne à ses deux enfants puînés. Philippe le Bel comprit le danger de ces aliénations, et en atténua l'effet en établissant la réversibilité des apanages à la couronne, en cas d'extinction de la ligne masculine. Déjà, sous Philippe le Hardi, le parlement avait rejeté les prétentions du comte d'Anjou, qui demandait sa part de la succession d'Alphonse, comte de Poitiers et de Toulouse, en qualité d'agnat. Charles V institua le domaine de la couronne, et les provinces qui furent déclarées en dépendre devinrent partie intégrante du pouvoir souverain.

On connaissait, à la fin du treizième siècle, ce qu'on appelait les unions au domaine royal, qui avaient à peu près les mêmes effets que les unions à la couronne. Elles ne s'appliquaient pas à des provinces entières, mais seulement à certaines villes de frontière, surtout dans la Guienne.

Lorsque Philippe commença à régner, le domaine comprenait les comtés de Paris, de Corbeil, de Sens, de Melun, d'Étampes, le Vermandois, les comtés de Clermont, de Corbeil, de Meulan, le Vexin, la Normandie, la Touraine, Montargis, Gien, Pont-Sainte-Maxence ; les comtés de Bourges, de Mâcon, d'Auvergne, le Languedoc, le Rouergue, le Poitou, une partie de la Saintonge, du Querci et du Périgord. Il apportait du chef de sa femme la Champagne, la Brie, le comté de Bar et la Navarre ; mais il ne prit jamais le titre de roi de Navarre ni de comte de Champagne, et ne gouverna point seul les domaines de sa femme. Dans tous les actes relatifs aux pays de la dot de la reine, il spécifiait qu'il agissait avec le consentement de son épouse. La mort de Jeanne fit passer en 1304 ses vastes possessions à son fils aîné Louis le Hutin, qui s'intitula roi de Navarre.

Philippe mit fin en 1289, par un traité, au différend qui existait depuis plusieurs années entre les couronn

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