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Citoyennes. Portraits de femmes engagées pour le bien commun von Piron, Florence (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 10.12.2014
  • Verlag: Association science et bien commun
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Citoyennes. Portraits de femmes engagées pour le bien commun

31 brefs portraits de femmes exceptionnelles de quatre continents qui ont lutté pour que leur société devienne plus juste et plus libre. 31 short bios of exceptional women from four continents who fighted for a better world, a more just, free society.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: none
    Seitenzahl: 371
    Erscheinungsdatum: 10.12.2014
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9782981482730
    Verlag: Association science et bien commun
    Größe: 1690kBytes
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Citoyennes. Portraits de femmes engagées pour le bien commun

Olympe de Gouges, France (1748 - 1793)

Née sous le nom de Marie Gouze à Montauban en France le 7 mai 1748, cette petite provinciale qui était destinée à une vie sans éclat a plutôt choisi un chemin moins conventionnel pour son époque. C'est en 1793, lors de la Terreur, qu'Olympe de Gouges, alias Marie Gouze, fut guillotinée. Son crime, avoir osé défendre les droits des laissées-pour-compte et rédiger une Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne. Aujourd'hui, Olympe de Gouges est considérée comme la première femme ayant réclamé l'égalité des sexes dans les instititutions.
Une enfance occitane

Dans son roman autobiographique Mémoire de Mme de Valmont , on y apprend qu'elle vécut une enfance pauvre et sans instruction, avec l'occitan comme langue maternelle. D'après ses dires, elle serait née d'une union illégitime entre le marquis Jean-Jacques Lefranc de Pompignan, magistrat et écrivain, et une fille du peuple, Anne-Olympe Mouisset. Bien qu'il n'ait jamais reconnu sa paternité publiquement, Olympe idolâtrait ce père, en plus de prétendre avoir hérité de son talent d'écrivain.
Ses trois entorses aux bonnes moeurs

Très avant-gardiste sur son temps, on dira d'Olympe de Gouze qu'elle commit trois entorses aux bonnes moeurs et lois de son sexe. La première entorse fut son refus de se faire appeler la veuve Aubry. En effet, après la mort de son mari, Louis-Yves Aubry, alors qu'elle n'était âgée que de 18 ans et mère d'un garçon, Pierre Aubry, elle décida de se créer sa propre identité, prétextant que le nom Aubry lui évoquait de mauvais souvenirs. Marie Gouze veuve Aubry changea alors son nom pour Olympe de Gouges, reprenant une partie du prénom de sa mère.

Sa deuxième entorse fut de refuser d'épouser le riche entrepreneur Jacques Biétix de Rosières alors que cette union lui aurait assuré la sécurité financière. Olympe ne croyant pas au mariage, qu'elle définit comme " le tombeau de la confiance et de l'amour ", lui préférait " l'inclinaison naturelle ", c'est-à-dire un contrat social entre un homme et une femme. Ces déclarations lui vaudront, chez les chroniqueurs de l'époque, une réputation de femme galante, connue à Paris pour les faveurs qu'elle rendait aux hommes.

Finalement, sa troisième entorse fut son implication sociale et sa condamnation des injustices faites à tous les laissés-pour-compte de la société (Noirs, femmes, enfants illégitimes, démunis, malades...). Ces dénonciations prirent plusieurs formes telles que des pièces de théâtre engagées, des brochures politiques et, plus tard, des affiches placardées dans tout Paris. Cette dernière entorse eut raison de sa vie.
De femme galante à femme de lettres

Après la mort de son mari, elle décida de poursuivre une carrière littéraire - qui l'amena par la suite à dénoncer l'esclavage des Noirs et à plaider en faveur des droits civils et politiques des femmes dans ses écrits. Elle s'exila alors à Paris avec son fils et Jacques Biétrix de Rozières, où elle apprit très vite ce qu'était l'exclusion sociale. Il faut dire qu'Olympe était avant tout considérée comme illettrée, occitane, indomptable et imprudente. Autodidacte, elle se mit à fréquenter les milieux politiques, ainsi que les " gens bien nés ".

En 1901, Édouard Forestier, un biographe d'Olympe de Gouges, se demandait comment cette femme galante avait ainsi pu se transformer en femme de lettres. Il expliqua que " que la femme a une extrême facilité d'assimilation et que l'histoire fournit maints exemples de semblables métamorphoses ". Toutefois, Olympe dut s'armer de détermination, car son passé d'illettrée et d'Occitane se faisait ressentir dans son écriture qui avait un style parlé. D'ailleurs, au début de sa carrière littéraire, elle devait dicter son texte à des secrétaires qui transcrivaient sa pensée plus ou moins

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