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Souvenirs entomologiques - Livre VII von Fabre, Jean-Henri (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 07.07.2015
  • Verlag: Booklassic
eBook (ePUB)
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Souvenirs entomologiques - Livre VII

Souvenirs entomologiques - Livre VII was written in the year 1900 by Jean-Henri Fabre. This book is one of the most popular novels of Jean-Henri Fabre, and has been translated into several other languages around the world.

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: none
    Seitenzahl: 180
    Erscheinungsdatum: 07.07.2015
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9789635250042
    Verlag: Booklassic
    Größe: 606kBytes
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Souvenirs entomologiques - Livre VII

Chapitre 1 LE SCARITE GÉANT

Le métier de la guerre est peu favorable aux talents. Voyez le Carabe, fougueux batailleur parmi la gent insecte. Que sait-il faire ? En industrie, rien ou peu s'en faut. L'inepte massacreur est néanmoins superbe en son justaucorps, de richesse inouïe. Il a l'éclat de la pyrite cuivreuse, de l'or, du bronze florentin. S'il s'habille de noir, il rehausse le sombre costume par un fulgurant ourlet d'améthyste. Sur les élytres, ajustées en cuirasse, il porte chaînettes de bosselures et de points enfoncés.

De belle prestance d'ailleurs, svelte, serré à la taille, le Carabe est la gloire de nos collections, mais pour le regard seul. C'est un frénétique égorgeur, rien de plus. Ne lui demandons pas davantage. La sagesse antique représentait Hercule, le dieu de la force, avec une tête d'idiot. Le mérite n'est pas grand, en effet, s'il se borne à la force brutale. Et c'est le cas du Carabe.

À le voir si richement paré, qui ne désirerait trouver en lui un beau sujet d'étude, digne de l'histoire, comme les humbles nous en prodiguent ? De ce féroce fouilleur d'entrailles n'attendons rien de pareil. Son art est de tuer.

Le voir en sa besogne de forban est sans difficulté. Je l'élève dans une ample volière avec couche de sable frais. Quelques tessons répandus à la surface servent d'abri sous roche ; une touffe de gazon implantée au centre fait bocage et réjouit l'établissement.

Trois espèces composent la population : la triviale Jardinière ou Carabe doré, hôte habituel des jardins ; le Procuste coriace, sombre et puissant explorateur des fourrés herbeux au pied des murailles ; le rare Carabe pourpré, qui ceint de violet métallique l'ébène de ses élytres. Je les nourris avec des escargots dont j'enlève en partie la coquille.

Blottis d'abord pêle-mêle sous les tessons, les Carabes accourent au misérable, qui désespérément sort et rentre ses cornes. Ils sont trois à la fois, ils sont quatre, cinq, à lui dévorer en premier lieu le bourrelet du manteau, tigré d'atomes calcaires. C'est le morceau préféré. De leurs mandibules, solides tenailles, ils happent au milieu de l'écume ; ils tiraillent, ils arrachent un lambeau et se retirent à l'écart pour le déglutir à l'aise.

Cependant les pattes, ruisselantes de viscosité, engluent des grains de sable et se chaussent de lourdes guêtres, fort embarrassantes, auxquelles l'insecte n'accorde attention. Tout alourdi, embourbé, il revient en trébuchant à la proie, prélève un autre morceau. Il songera plus tard à se lustrer les bottes. D'autres ne bougent, se gorgent sur place, tout l'avant du corps noyé dans l'écume. La ripaille dure des heures entières. Les attablés ne quittent la pièce que lorsque le ventre distendu soulève le toit des élytres et montre à découvert les nudités du croupion.

Plus amis des recoins ténébreux, les Procustes font bande à part. Ils entraînent l'escargot dans leur repaire, sous l'abri d'un tesson, et là, paisiblement, en commun, dépècent le mollusque. Ils affectionnent la limace, d'équarrissage plus aisé que le colimaçon, défendu par son test ; ils estiment morceau friand la Testacelle, qui porte tout au bout postérieur de l'échine une écaille calcaire, contournée en bonnet phrygien. La venaison est de chair plus ferme, moins affadie par la bave.

Se repaître en glouton d'un escargot que j'ai moi-même privé de protection en lui brisant la coquille, n'a rien dont puisse se glorifier un belliqueux ; mais voici où se révèle l'audace du Carabe. À la Jardinière, mise en appétit par un jeûne de quelques jours, je présente le Hanneton des pins, dans sa pleine vigueur. C'est un colosse à côté du Carabe doré ; c'est un boeuf en face du loup.

La bête de proie rôde autour du pacifique, choisit son moment. Elle s'élance, recule hésitante, revient à la charge. Voici le g

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