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Résurrection, mode d'emploi von Hadjadj, Fabrice (eBook)

  • Erscheinungsdatum: 14.03.2016
  • Verlag: Magnificat
eBook (ePUB)
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Résurrection, mode d'emploi

Que nous disent les apparitions du Christ après sa Résurrection ? Comment les comprendre aujourd'hui ? À travers une méditation à la fois profonde et légère, Fabrice Hadjadj pose un regard neuf et plein de finesse sur le mystère du Ressuscité. Explorant certains thèmes en particulier, il donne à la vie du Ressuscité une prise directe sur notre vie quotidienne : l'argent, la féminité, le service, l'attention aux autres, les repas, la Bible, le pardon, le martyre, la foi, la nouvelle évangélisation, l'amour...

Produktinformationen

    Format: ePUB
    Kopierschutz: none
    Seitenzahl: 184
    Erscheinungsdatum: 14.03.2016
    Sprache: Französisch
    ISBN: 9782917146507
    Verlag: Magnificat
    Größe: 213kBytes
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Résurrection, mode d'emploi

I LA BOURSE OU LA VIE Certains de la garde vinrent en ville rapporter aux grands prêtres tout ce qui s'était passé. Ceux-ci tinrent une réunion avec les anciens et, après avoir délibéré, ils donnèrent aux soldats une bonne somme d'argent en disant : " Vous direz ceci : "Ses disciples sont venus de nuit et l'ont dérobé tandis que nous dormions." Si l'affaire vient aux oreilles du gouverneur, nous nous chargeons de l'amadouer et de vous épargner tout ennui. " Les soldats, ayant pris l'argent, retinrent la leçon, et cette histoire s'est colportée parmi les Judéens jusqu'à ce jour. Matthieu 28, 11-15 On évoque toujours les trente deniers de Judas, jamais la " bonne somme " des soldats ( des pièces d'argent en su sance , dit plus exactement le texte grec). Or, lequel de ces deux arrangements pécuniaires est le plus grave - celui qui livre le Christ à la croix ou celui qui oblitère sa gloire ? Le second ne semble-t-il pas d'emblée plus extrême que le premier ? L'argent ne manifeste-t-il pas un plus grand pouvoir de fascination lorsqu'il offre de trahir un ressuscité et non plus seulement un mortel ? Il convient en tout cas de s'arrêter à ce dernier épisode impliquant finance, qui est aussi le dernier mot de saint Matthieu sur la question. Auparavant, lorsque Jésus avait envoyé les Apôtres en mission, il leur avait commandé : Ne prenez ni or ni argent ni sou de bronze dans vos ceintures (Mt 10, 9). Avant encore, sur la montagne, il avait déclaré : Vous ne pouvez servir Dieu et Mammon (Mt 6, 24). Nous n'y aurions pas songé par nous-mêmes : l'argent n'est-il pas un instrument dont il s'agit de faire " bon usage " ? On s'en sert, on ne saurait le servir. Il ne fait pas le bonheur, sans doute, mais " il y contribue ". Pourquoi le Christ l'identifie-t-il à une sorte de personne malveillante ? Pourquoi lui prête-t-il des intentions jusqu'à le qualifier de trompeur (Lc 16, 11) ? S'il n'est que l'outil du commerce, comment se changerait-il en son maître ouvrier ? Je veux bien admettre qu'un billet de banque, on l'a moins en main qu'un marteau : c'est un instrument de papier, et il a tendance à filer entre nos doigts. Mais il s'agit d'un instrument quand même, et plus e cace qu'un marteau pour faire l'aumône, acheter de la lingerie fine ou même clouer le bec à quelqu'un... Enfin le Christ n'eût-il pas été plus prudent de faire de ses envoyés des employés, de leur donner un peu d'argent de poche pour leurs menus frais de voyage et aussi pour qu'ils soient un peu plus indépendants (comme nos hommes politiques) ? Ne me dites pas que celui qui pouvait si facilement multiplier les pains ne pouvait pas multiplier les pièces ! D'où lui vient qu'il ne fait point ce dont rêve toute l'alchimie : transmuter la boue en or ? D'où lui vient - lui qui n'a pas peur de toucher les lépreux - cette crainte absurde d'être contaminé par l'argent ? Heureusement que des gens d'Église ont fait des progrès en ce domaine. Ne faut-il pas avoir les moyens de prêcher que Dieu est grand ? Et pourtant, dans le passage qui nous intéresse, l'acceptation de la " bonne somme " correspond très exactement au rejet de la résurrection. Une imitation des trois vertus théologales Les encyclopédies le disent : la monnaie (qui n'est pas toujours d'argent) a trois fonctions. Elle est " mesure de valeur ", " réserve de valeur " et " moyen d'échange ". En tant que " mesure de valeur ", elle est une unité de compte qui permet de mettre en balance des choses complètement différentes et de pouvoir ainsi échapper à la perplexité qui s'emparerait de nous au moment de la transaction si l'on se posait une question du genre : " Cette paire de chaussures vaut combien d'heures de baby-sitting ? " Question d'auta

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